Mon reportage marquant
Mon reportage marquant
Mon enquête culturelle sur l’état de la BD féminine
Chaque mois, la rédaction de L’Écho des Collines consacre un dossier d’enquête dans son journal, la plupart du temps sur une thématique culturelle. Après avoir dédié son dossier aux petits théâtres durant le mois de février, la rédaction a choisi, pour le mois de mars de tourner les regards sur l’état de la BD féminine sur la rive droite bordelaise, après l’annulation du festival d’Angoulême.
Après les révélations de nombreux collectifs dont Girlxcott sur le sexisme présent au festival international de la BD d’Angoulême depuis des années, la rédaction de L’Écho des Collines à décidé ensemble d’enquêter sur l’état de la BD féminine sur la rive droite bordelaise. Par la BD Féminine, nous avons convenu pour l’ensemble d’évoquer les autrices, les illustratrices mais aussi les personnages de premier plan dans les histoires. Ainsi, plusieurs membres du comité de rédaction se sont faits attribuer plusieurs librairies et/ou évènements à couvrir durant le mois de février afin d’établir un constat sur la représentation globale des femmes dans la bande dessinée. Ainsi, La Bastide, Créon, Lastrenes et Fargues-Sainte-Hilaire pour ma part ont été couverts par ce sujet, ce qui représente un grand maillage territorial, non négligeable pour une rédaction bénévole. Pour ma part, à Fargues-Sainte-Hilaire, j’ai rencontré Élodie Starck, propriétaire de la librairie indépendante « 20 000 jeux sous les livres », seulement depuis le mois de novembre 2025. Située dans une zone industrielle, la librairie peine à trouver son public et la gérante se retrouve seule face aux multiples difficultés que représente la gérance d’un tel lieu.
Tout passe par une bonne préparation
Face à quelques premières réponses trop timides, je décide de lui demander de me faire un tour de la librairie afin que ma présence devienne de moins en moins gênante pour elle. Arrivée dans le rayon bande dessinée, j’en profite pour lui poser quelques questions notamment après les témoignages que j’ai lus auparavant sur le sujet. Grâce à ce travail de recherches effectué en amont, j’obtiens notamment plusieurs informations clés au fil des échanges, notamment des chiffres comme « 25-30% de BD Féminine dans mon rayon » ou encore sur les duels de ventes entre les sorties récentes. Après une bonne demi-heure d’échange, je rassemble les informations et commence à rédiger quelques phrases pour la structure de mon article. Je suis satisfait de ce travail de terrain car c’était la toute première fois que la gérante répondait exclusivement à un média, et je remarque aussi que les abandonnés de la médiatisation ont finalement bien plus d’informations à nous faire remonter, d’autant plus lorsque ceux-ci sont indépendants.
Mon reportage a ensuite été ajouté au dossier d’enquête « BD : les femmes s’affichent ! » en coordination avec sept autres articles pour l’édition du mois de mars. Quelques jours plus tard, j’ai pu mettre en avant le travail effectué par l’ensemble de la rédaction dans le journal du midi d’O2 radio, média également associatif et indépendant.